3 décembre 2019

Au revoir Malouin(e) suis ! (suite et fin…)

By In Portrait

Et voilà! Les 27 extraits qui viennent clôturent notre rétrospective. Les histoires de Malouin(e) suis sont à lire ou relire sur ce blog, dans leur intégralité. Revenez nous voir!

Marc et les p’tits bateaux

« À 7 ans, dans ma chambre parisienne, j’avais deux passions : les bateaux, que je contemplais pendant des heures sur les pages du Larousse illustré, et mes jouets à moi, uniques, magiques, les noyaux de prunes. Je les creusais pour leur donner la forme des embarcations du Larousse. Je les disposais en flotilles, comme sur les gravures. Plus tard, je me suis mis à construire des maquettes. C’est simple : il faut être charpentier, menuisier, accastilleur, dessinateur, couturier, teinturier, peintre. Il faut aussi rechercher les plans du Musée de la marine, les notices historiques des navires, les nomenclatures, les photos. Il faut apprendre leur vie, leurs trajets, leur fonction. Imaginer la vie à bord. Et au final, parfois, avec les constructeurs grandeur nature, retrouver ou réinventer les secrets des bateaux anciens. »

Le jardin extraordinaire de la Décou’Verte

« Vient qui veut, quand il veut, pour donner un coup de main, bricoler, désherber, prendre un café, discuter, et se servir en légumes, en fleurs, en fruits dans les bacs en commun. On apprend que les légumes sont plus beaux en n’agressant pas la terre, en ne la polluant pas, en associant les cultures. Et qu’en plus, ça demande moins de boulot : la grelinette ne casse pas le dos, une parcelle paillée n’a pas besoin d’être désherbée, ni arrosée fréquemment. Il faut du concret. Et de la confiance. »

Fabienne, Malouine plein ciel et grand large

« Je suis devenue hôtesse de l’air parce que c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour retourner le plus souvent possible dans cette Afrique que j’aime. » C’est son premier bonheur.
Son deuxième bonheur : « C’est quand je reviens de mes journées d’avion, que le train approche de la laiterie, j’ai le coeur qui s’emballe. J’ai hâte d’aller saluer la mer, de longer les remparts, de leur dire que je suis de retour à la maison. » Son troisième bonheur : « Parfois, quand je rentre, je suis vannée Mais j’ai besoin d’aider les gens, c’est pour ça que je suis venue à la SNSM. Alors, si le message ″un homme à la mer” arrive, je fonce. C’est le sel de la vie ! »

Julien, pilote du port

« Les navires sont pris en charge derrière Cézembre. Pourquoi aussi loin? La baie est plutôt mal pavée…Les épaves qui tapissent les fonds nous le rappellent. Il faut compter avec les cailloux, mais aussi avec le marnage : quand on a 13,5 m de différentiel, le niveau d’eau baisse de 60 cm en 10 minutes. Si un bateau a un grand tirant d’eau, le passage du sas peut se jouer à la montre. Et puis qui dit marnage dit courants. Ils sont très forts au niveau du Grand jardin, et on sent les effets de l’usine marémotrice depuis les Grelots. Les commandants, notamment méditerranéens, sont souvent surpris. »

Nathalie, première femme pompier de Saint-Malo

« J’ai débarqué dans un groupe composé uniquement d’hommes, mais aussi uniquement de Malouins. C’était une famille, où il a fallu prendre ma place. Mais je ne suis pas compliquée, je fais le boulot, et j’aime faire la fête. Il faut chanter? Je chante. Il faut danser? Je danse. Le groupe m’a vite acceptée : je suis devenue un peu leur gamine. Une seconde femme est arrivée 5 ans après. Maintenant, on est dix. Ça ne change rien, en fait : homme ou femme, un pompier est un pompier. Enfin si, il y a eu un changement : les collègues m’ont surnommée grand-mère, puisque j’étais la plus ancienne. Le surnom est resté. »

William, le vent, les vagues, et la baie

« Un jour, un de mes sponsors m’a proposé de tester un foil, un de ces ailerons qui révolutionnent le kitesurf et le windsurf. Ils permettent de pratiquer avec peu de vent, donc de multiplier les sorties ; c’est appréciable en été, en période de vent léger. Surtout, ils offrent des sensations exceptionnelles : vitesse, silence, absence de frottement…Imagine un peu, je pars de la Hoguette, je fais le tour de Cézembre et je reviens sur la plage sans que ma planche touche l’eau une seule fois ! Je vole, littéralement. »

Stephanie, ni anglaise ni française

« On venait d’Angleterre passer l’été à Saint-Malo. J’étais inscrite à l’école de voile de Cézembre. On naviguait la journée. Autour du feu de camp, on chantait Santiano et des chants de marins . C’était formidable. À la fin de l’été, quand il fallait repartir en Angleterre, on en avait gros sur le coeur. Mon amour pour Saint-Malo a vite été plus fort que mon amour pour l’Angleterre. J’ai repassé une licence d’anglais et un CAPES pour avoir la possibilité d’enseigner en France. Ce que j’aime ici? Le temps qu’il fait, les couchers de soleil, les rues commerçantes, la roseraie de Saint-Servan, un bar d’intra qui fait un bon feu l’hiver et qui passe du Leonard Cohen. »

Marcel et la vie de château

« On m’a demandé de remplacer pendant un mois le concierge du château…Et j’y suis resté près de 30 ans. C’est vrai que le plancher craque, et quand il y a beaucoup de vent, les fenêtres claquent. Mais je n’ai jamais eu peur, et dans mes balades, je n’ai jamais rencontré le fantôme de la duchesse Anne, juste des pigeons et des goélands, plusieurs fois des touristes égarés. Un matin on a découvert que la cité avait un nouvel étendard : les 4 drapeaux qui flottent en haut des mâts avaient été descendus et à leur place, il y avait un slip. On n’a jamais su par où les intrus étaient passés ni qui ils étaient. »

Le coup de foudre d’Évelyne

« C’était en 2016, pendant une escapade à Saint-Malo. Je faisais une dernière promenade sur la digue, avant de prendre le train. Je venais de prendre ma retraite dans la ville de mon enfance, à Sens. Je me suis arrêtée et ça m’est venu d’un coup, inattendu et fort, comme une évidence. Je me suis dit : c’est ici que je veux vivre! Mes racines ne sont pas malouines, mais c’est peut-être plus fort, parce que la vie ici, je l’ai choisie. Je me nourris de la vie de Saint-Malo. J’aime tout : la ville, les paysages, la baie, le port. J’aime quand il fait beau, quand de gros nuages gris menacent, quand la tempête décoiffe; même les pavés rendus glissants par la bruine ne me font pas peur! Le soir, avant de m’endormir, je revois les couleurs de la mer, du ciel, des nuages, et je suis heureuse. »

Paul, l’âme du pirate

« Il y a 3 ans, je me suis mis à faire le pirate dans la rue. C’est venu comme ça. Le pirate! J’adore les histoires de marins, et surtout de pirates. Je collectionne les bouquins qui parlent d’eux. J’ai le pantalon noir, la chemise blanche, le chapeau, le bandeau, le pistolet, le sabre. Les gens me demandent souvent s’ils peuvent me prendre en photo avec eux ou avec leurs enfants. J’étais venu à Saint-Malo parce que, enfant de la DDASS, je cherchais ma famille et que j’avais une piste ici. Elle n’a pas abouti. Mais j’ai trouvé ma ville, Saint-Malo. Ma famille, aujourd’hui, c’est la J.A. et tous les gens qui me connaissent et qui m’aiment. C’est bien. »

Les jeunes grognards de Saint-Malo

Mona : « Quic-en-Groigne, je nage dedans depuis que je suis née ou presque, j’ai commencé la danse à 3 ans. Je suis devenue membre du cercle à 12 ans, ça a été un grand moment : évoluer en 1ère catégorie, faire partie des meilleurs danseurs de Bretagne, ça fait quelque chose. Quand on danse, on ne fait qu’un. On est portés par la musique du bagad, et c’est un peu comme si on entrait en transe! »

Samuel : « Je me souviens de mon émotion, le jour où on m’a dit “t’es prêt, tu peux intégrer le bagad”. J’aime bien jouer dans les pipe bands, mais le bagad, c’est l’identité bretonne, c’est encore meilleur. En plus, on joue en 1ère catégorie, l’élite.Nos compositions sont superbes, elles me portent. Elles mêlent airs traditionnels, collectés par les anciens, et influences diverses : jazz, folk, musiques du monde…le tout retravaillé à la sauce malouine. »

Jean-François, éleveur d’algues

« C’est vrai que les algues sont fascinantes. Elles ont en commun de développer des stratégies de reproduction extraordinaires. Prenez les feuilles de Nori : à l’état sauvage, elles émettent des spores qui se nichent l’été dans des coquilles vides pour être à l’abri de la chaleur. Et en septembre, elles éclatent la nacre pour vivre leur vie. Les algues sont  les premiers végétaux apparus sur terre. Elles sont autonomes, ne dépendent de rien. Elles produisent de l’oxygène, sont des frayères et des nurseries géniales ! On peut les utiliser directement, dans l’alimentation humaine et animale, la cosmétique, le textile. Quand j’ai commencé à en élever, on m’a traité de rêveur, d’écolo, de fumeur de beuh. Aujourd’hui, tout le monde veut s’y intéresser. »

Nicolae

Patrick : « Quand je l’ai connu, Nicolae squattait avec un autre Roumain une maison abandonnée sur le terrain d’EDF. Ils dormaient sous une tente, pour se protéger du froid. J’allais les voir, je leur amenais de l’eau…Et puis quelqu’un a déchiqueté leur tente. Ils m’ont fait pitié. Je connais la galère, j’en ai eu ma part. L’autre Roumain est parti. Comme ça se passait bien avec Nicolae, je l’ai invité à vivre dans la maison lorsqu’il vient l’automne. Il fait la manche, donne des coups de main à gauche et à droite, et repart lorsqu’il s’est fait un peu d’argent pour entretenir sa ferme et sa famille en Roumanie. »

Stéphane, terrien suis

« À l’époque de mes études au lycée agricole, il y a eu une crise des primeurs. Mes parents, installés en conventionnel, ont beaucoup souffert. J’ai fait mon stage de fin d’études chez un producteur à Plouha. Le gars qui m’a accueilli était un des plus gros producteurs bio de Bretagne, il avait créé une coopérative et ça marchait bien : en bio, la crise n’existait pas. À la fin du stage, il m’a proposé de m’associer. C’était tentant, c’était une belle exploitation, mais quand t’es né à Saint-Malo, tu vas pas habiter Plouha. J’ai quand même retenu la leçon, j’ai créé la première exploitation agricole bio malouine et j’ai travaillé 10 ans avec la coopérative. La terre est bonne, ici comme dans beaucoup d’endroits. Le bio nous demande surtout de savoir la préparer. »

Charles et le goût de miel du pays malouin

« Un jour, je suis arrivé sur cette côte, j’ai beaucoup aimé , je m’y suis installé et j’ai posé des ruches un peu partout où on me l’autorisait entre Cancale et Quelmer. Les miels d’ici ont parfois le goût du tilleul et de l’eucalyptus, des troènes et des ajoncs, de la bruyère et de la lavande qui poussent près des ruches, et toujours le goût des fleurs, du fourrage, du sel, des embruns, de l’air marin qui s’y déposent. »

Anne, nageuse à l’année

« L’hiver, le sable glacé est plus difficile à supporter que l’eau froide. J’entre dans l’eau sans problème, c’est une chance, même en février, quand elle descend à 7 degrés. La baignade ne doit pas durer plus d’une minute par degré. Ensuite, on prend un thé et des gâteaux, on discute, on rigole, j’ai une pêche extraordinaire! »

Le vivier d’Allain

« Gamin, j’aimais construire des châteaux de sable à Bonsecours, mais ça m’embêtait qu’ils soient détruits par la marée. Alors, des années plus tard, j’ai commencé à construire un mur, avec des milliers de pierres ramassées sur la plage. Aujourd’hui, sur 70 mètres de long, une hauteur maximum d’un mètre, c’est un abri pour les crabes, les crevettes, les étoiles de mer et tout un petit peuple de mer qui revit. »

Emmanuel, de Saint-Malo-sous-mer

« Dès que j’ai pu, je suis monté sur une planche. Gamin, je passais des heures sur l’eau. Au bout d’un moment, j’ai évidemment eu envie de voir ce qu’il y avait en dessous. Pour ma première plongée, je suis descendu à 20 mètres, sur l’épave du Fetlar. J’ai pu me balader à l’intérieur. Des dauphins sont venus me voir, ça a été un moment magnifique. Maintenant je rêve de découvrir les bateaux qui dorment sous le sable de la baie depuis l’Antiquité. »

Thomas, l’homme des toits

« On a un collègue qui adore chanter. Il a une voix aiguë et plusieurs fois, des habitants lui ont demandé de baisser d’un ton. Nous, on trouve pourtant qu’entre sa voix et les cris des goélands, y’a pas beaucoup de différence…La cohabitation avec les goélands ne se passe pas très bien. Quand on arrive le matin, ils se mettent à crier tous ensemble, ça réveille tout le voisinage. Puis viennent les attaques, les coups de bec, surtout s’il y a des nids et, pire, des petits. On est parfois obligés de mettre les casques. Quand le chantier dure plusieurs semaines, les goélands s’habituent à notre présence. On ne se fait pas la bise, mais bon…»

Évelyne et le village des oiseaux


« La Varde est un endroit extraordinaire. Il y a des nicheurs, des migrateurs, des sédentaires, oiseaux de mer et de rivage comme du jardin, des parcs ou des campagnes. Le Conservatoire du littoral y a répertorié 56 espèces. J’y vais dès que je peux. J’arrive tout doucement, casquette sur les cheveux car j’ai remarqué que les oiseaux me repèrent sans elle, ça doit être mes cheveux blancs…Je ne fais pas de bruit, je peux rester presque immobile pendant de longues minutes, parfois 1/2 heure. Je suis dans un état particulier, proche de l’hypnose. C’est comme si je ne faisais qu’un avec l’oiseau que je photographie. Comme lui, je suis de passage. »

Françoise distribue la vie

« Les escaliers d’intra-muros en deux roues, c’est pas facile. Pourtant je les aime bien, surtout du côté de la cour la Houssaye. Depuis les appartements, là-haut, on aperçoit des jardins clos qu’on n’imagine pas vu d’en bas. Il y a des rues que je ne fais plus, mais je continue à voir leurs habitants, sur le trottoir ou dans les commerces. Certains sont devenus des amis, on se retrouve pour déjeuner. Quand je pars en vacances, j’envoie des cartes postales. Bon, c’est vrai que j’en achète beaucoup, ça fait un peu râler mon mari, mais je pense à mes clients âgés qui sont contents de recevoir du courrier. Et puis ça fait marcher la Poste! »

Jean-Luc, de Saint-Malo-sous-terre

« Sous la cité d’Alet, à 30 mètres de profondeur, on vérifie en zodiac la canalisation de 2,50 m de diamètre. On inspecte à marée basse, par beau temps. Faut se méfier de l’orage, et ne pas avoir peur des rats. Quand on a changé les collecteurs de la rue Saint-Vincent, on apercevait leurs yeux rouges à chaque branchement et on les entendait couiner, affolés par le bruit des machines. On est vacciné contre la leptospirose et le tétanos, en cas de morsure. Un jour, après un orage, au plus bas de la station Charcot, on a découvert des dizaines de rats noyés, pelés, certains gros comme des chats. Ils formaient un tas impressionnant devant les portes en bois. Remarquez, j’ai vu pire : on a dû intervenir un jour pour enlever une vache charriée par les eaux, qui bloquait les portes du Routhouan… »

Jérôme, sauveteur de bateaux

« Quand la station a reçu sa nouvelle vedette, je suis allé l’essayer avec notre président. On voulait voir comment elle se comportait, ce qu’elle avait dans le ventre et jusqu’où on pouvait la pousser. C’était de nuit, il y avait de la mer. Soudain, il y a eu un tel bruit qu’on a cru qu’on avait tapé un caillou. C’était juste le fracas du bateau tombé de la crête d’une très grosse vague. Le Commandant Jacques Le Boulanger est un bon navire, considéré insubmersible, comme toutes les vedettes de la SNSM ; on a eu quand même eu quelques secondes d’inquiétude…»

Julien, jardinier explorateur

« Je vais sur les atlas et sur le net, à la recherche de pays qui ont le même climat tempéré que le nôtre, la même humidité, les mêmes sols acides. Je me promène de Santiago à la Terre de Feu, sur la côte sud de l’Australie, dans les monts de l’Afrique du Sud…et je repère les plantes que j’aimerais récupérer. Je fais appel à un réseau de doux dingues, des collectionneurs acharnés, souvent retraités, qui partent un mois dans les montagnes du Vietnam ou en Afrique récupérer les graines dont ils font profiter les amateurs éclairés et les pépiniéristes comme moi. Ensuite, il faut trouver l’endroit du jardin où la plante se plaira, la terre qui lui conviendra. Déplacer, rempoter, arroser. Essayer. Ici, on a de l’or sous les pieds  et un climat fantastique, ni trop chaud ni trop froid. Cette terre est bénie des dieux, et les Malouins ne le savent pas ! »

Jean-Marc, le concierge du port

« Avec les écluses, faut pas rigoler. On entend parfois les commentaires des touristes effrayés : “ça va pas passer! Ça va pas passer! Ben oui, des fois, ça passe pas! Comme le jour où la marche arrière de la Grande Hermine n’a pas répondu, et que le navire est venu cogner les portes. Heureusement qu’ il y avait 2 mètres entre le niveau de l’écluse et celui du bassin : c’est la pression qui a maintenu les portes en place. Comme aussi ces deux apprentis gendarmes, un peu pressés, qui ont voulu passer le pont alors que les barrières se fermaient. Leur véhicule s’est retrouvé accroché par le pare-choc et suspendu au pont qui s’ouvrait. La voiture est tombée à l’eau. Heureusement, les deux apprentis l’avaient quittée à temps. »

Lolo, étonnante voyageuse

« Ma première affectation de jeune diplômée de la marine marchande m’a emmenée à Boulogne, chez les pêcheurs, loin des porte-conteneurs et des mers d’Asie. J ‘ai embarqué sur un 54 mètres, pour pêcher en Sud-Islande avec un équipage exclusivement masculin. Les gars me regardaient un peu de travers. Les pêcheurs sont superstitieux; les femmes à bord, ils n’aiment pas ça. Notre première pêche a été extraordinaire, et ça a tout changé. Ils ont dit que je portais chance…Tous les patrons voulaient m’embarquer. »

Les amoureux de la dernière vedette blanche de Saint-Malo

« C’est passionnant de travailler sur un bateau comme ça qui a une histoire et dont il faut respecter le caractère. Mais c’est pas toujours du gâteau : avant de le remettre à l’eau, il a fallu le sabler. Un boulot de bagnard, le sablage… Je n’y voyais pas à 20 cm, et malgré mon scaphandre, je retrouvais du sable jusque dans mon slip. Certains, qui visitent le chantier, sont heureux de nous raconter qu’ils ont navigué dessus, ou qu’ils faisaient régulièrement la traversée avec leur maman…Ça nous fait perdre un temps fou parce que pendant ce temps-là, on ne peut pas travailler.Mais bon, c’est touchant… »

2 commentaires
  1. Jean-Luc OHIER 4 décembre 2019

    Merci à tous les deux pour ces portraits de malouins « ordinaires » qui font la vie de notre cité.
    Même si les photos des entrailles de Saint-Malo font un peu moins rêver que les paysages de notre belle côte d’émeraude… Mais par ces temps qui courent et la remontée des eaux, heureux d’avoir pu mettre ma pierre (ou mon tuyau) à l’édifice pour la protection des malouins…
    Au plaisir de vous retrouver prochainement Béatrice et Gérard.
    Jean-Luc

    Reply
    • beatrice 4 décembre 2019

      Bonjour Jean-Luc, merci à toi de nous avoir fait découvrir la vie intérieure malouine! A bientôt

      Reply

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